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Lecture de psychanalyste. Garder les portes ouvertes

Article publié dans le n°1200 (16 sept. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Exercer ce métier – « impossible » selon Freud – de psychanalyste, c’est tendre son oreille et ses perceptions vers la présence de l’inconscient, vers les ressorts de la créativité, vers les modalités – étranges parfois – de la survie psychique. Supposons que cette orientation de l’attention infiltre tout le rapport au monde, aux autres, à l’art et à la littérature, au politique… Nos lecteurs discerneraient et partageraient peut-être, dans cette page à paraître un numéro sur deux, ce cheminement particulier.
Andrea Marcolongo
La Langue géniale. 9 bonnes raisons d’aimer le grec

Mallarmé et sa difficulté. Son hermétisme et sa force d’attraction. Octave Mannoni, fin flâneur, avait une lecture suggestive de l’effet de ses vers sur le lecteur. Le poète, disait Mannoni, parle dans une langue parfois obscure, difficile à comprendre. Et, pourtant, nous ne sommes pas déroutés, exclus d’un monde clos d’un impossible accès. Au contraire, la sonorité des vers nous atteint immédiatement, et nous sommes captivés par un fleuve sensoriel qui semble s’adresser à nous. Cette langue de difficile accès et dont nous sommes les destinataires viendrait irriguer les sillons tracés pa...

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