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Le voyageur sans bagage

Article publié dans le n°1107 (16 juin 2014) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Alors que les protagonistes de cette histoire fascinante étaient morts depuis longtemps, un document émanant du Vatican, daté du 10 juin 1970, reconnaissait enfin que l’inconnu de Collegno, l’amnésique le plus célèbre d’Italie, était bien le professeur Giulio Canella, disparu lors de la bataille de Nitzopole en Macédoine en décembre 1916, et donc mari légitime de Giulia Canella. Ainsi un voile de morale et de légitimité, tendu par la Providence, venait officiellement et religieusement recouvrir ce que l’opinion, la science et la justice n’avaient cessé de remettre en cause.
Christine Dal Bon
Oublier son nom. Histoire d'un cas, l'amnésique de Collegno
(Imago)

Le 6 février 1927, à l’initiative du directeur de l’asile psychiatrique de Turin, était reproduit dans les journaux le portrait d’un homme barbu, aux traits tirés, lapidairement décrit comme un patient hospitalisé un an plus tôt, totalement incapable de se souvenir de son nom, de sa région d’origine, encore moins de sa profession, parlant l’italien, cultivé semblait-il, et âgé approximativement de quarante-cinq ans. « Qui le connaît ? », telle était la question qui justifiait la publication du portrait de cet homme qui, sous le matricule 44170, fut, selon la formule consac...

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