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Le silence des harkis

Article publié dans le n°1078 (16 févr. 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Les enquêtes de Vincent Crapanzano sur les harkis nous parlent d’un groupe ainsi désigné et par là parfaitement identifié, semble-t-il. Pourtant, pour toutes sortes de raisons, il apparaît particulièrement difficile à étudier. Le livre se présente donc comme la tentative de surmonter cette contradiction, ce qui met au jour les questions que l’auteur soulevait il y a maintenant plus de trente ans avec son extraordinaire "Tuhami", étude anthropologique d’une seule personne qui vivait à Meknès, et qui restent en débat. "Les Harkis" continue donc à explorer l’arc-en-ciel des situations du singulier au général, en insistant sur les difficultés poétiques qu’elles soulèvent. Ce sera ma ligne de lecture.

Dès les premières pages, l’objet de l’étude, les personnes désignées par le terme de « harkis », apparaît d’un accès difficile. Le mot de harki désigne un ensemble de supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie recrutés à des dates, dans des conditions et avec des statuts très divers. Un premier risque se présente, enserrer un ensemble de personnes dans les « catégories du prêt-à-penser », les « chosifier ». Un deuxième risque serait d’oublier les souffrances endurées et les émotions ressenties par les harkis, de les regarder de loin...

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