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Le sens de la nuit

Un récit monstrueux qui fait se rejouer l’essence de l’œuvre d’un immense écrivain. Lobo Antunes atteint la noirceur absolue, celle d’une nuit qui ne finit pas. Son livre est une longue interrogation sur le sens de la nuit, son temps particulier, sur la parole irréductible qui y prend forme. À la fois parachèvement et jeu, c’est l’un de ses textes les plus somptueux.
Antonio Lobo Antunes
Je ne t’ai pas vu hier dans Babylone

Dès l’abord, les premiers mots qui s’emmêlent, dès la première voix qui se défait, troublée, hésitante, presque incohérente, le roman de Lobo Antunes saisit jusqu’au corps du lecteur, entretenant une manière de malaise diffus, d’inquiétude (celle de ne pas comprendre, de ne pas saisir, d’être perdu), faisant s’accélérer le pouls, faisant presque se resserrer la poitrine, il nous saisit avec une force exceptionnelle, charriant avec lui tous les instants de vies qui se balaient elles-mêmes, encloses en leurs discours propres, en leurs destinées inévitables. Cela tient à la structure d’une ...

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