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Le poète ressuscité

Article publié dans le n°1200 (16 sept. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

« Les poètes paraissent plus beaux, surtout aux générations qui auraient pu les connaître et qui les ignorèrent, quand on les tire de l’oubli et de l’ombre de leurs tombeaux. Le double regret de les avoir perdus sans les voir les rend plus charmants, et ce regret, voilà leur gloire ! Sera-ce la gloire de Guérin ? » Voilà ce qu’écrit, en 1861, Jules Barbey d’Aurevilly, évoquant, lui qui fut son plus fervent ami, la très courte existence du poète méconnu Maurice de Guérin (1810-1839), dont l’universitaire Marie-Catherine Huet-Brichard déroule à nos yeux la biographie fouillée avec une rigueur passionnée.

Mû par une curiosité d’enseignant à la mémoire encore active, je me suis reporté à mon Lagarde et Michard du XIXe siècle : quatre pages sont accordées à Maurice de Guérin, accent mis sur l’invention du poème en prose (auquel Baudelaire donnera la fortune que l’on sait), la tension des correspondances entre les perceptions de l’âme et les états de la nature (selon la sensibilité romantique de l’époque), les oscillations de la piété chrétienne au panthéisme païen, tout cela porté par un sens musical du rythme – tels qu’on les découvre dans Le Centaure, poème en...

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