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Le mystère Missy

À l’éditeur du livre dont voici la chronique, éditeur qui est – pourquoi ne pas en faire état ? – un de mes amis, je posai la question de sa réception par les critiques littéraires. En dépit de mon désabusement, ce n’est pas sans m’étonner que je reçus sa réponse : rares restaient les réactions, la curiosité se manifestait fort parcimonieusement. Allais-je m’en scandaliser ? Plutôt chercher une consolation dans le rôle que revendique Barbey d’Aurevilly le 3 septembre 1856 (le problème n’est pas nouveau), comme cette note de Memoranda l’atteste : « Les meilleures aubaines de mon métier de critique, c’est de rendre justice aux pauvres et si touchantes supériorités méconnues. » Vœu accompli.

Qui n’a jamais entendu parler de Missy ne peut qu’être intrigué par l’apparence insolite du personnage dont la photo en pied et de profil constitue la couverture de la biographie éponyme, signée avec une élégance allègre par François-Olivier Rousseau (naguère récompensé par de grands prix d’automne, prix Médicis pour L’Enfant d’Édouard en 1981, Grand Prix du roman de l’Académie française pour La Gare de Wannsee en 1988). Costume masculin et visage hommasse, on a l’impression d’une créature indéterminée. N’étaient sa liaison avec Colette au début des années 1900...

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