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"Labeur, honneur, douleur"

Article publié dans le n°1088 (16 juil. 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Invités à citer des femmes artistes, nous arriverions à nommer des peintres comme Artemisia Gentileschi, Élisabeth Vigée-Lebrun, Angelika Kaufmann, Mary Cassatt, Marie Laurencin ou Tamara de Lempicka entre autres. Les femmes sculpteurs sont plus rares, surtout avant le XXe siècle. À l’occasion d’une exposition montée en collaboration entre l’Historial de Vendée, des Lucs-sur-Boulogne et le musée d’Orsay, l’occasion nous est offerte d’en découvrir une : Félicie de Fauveau (1801-1886), qualifiée, par les auteurs du catalogue et les commissaires de la manifestation, d’« amazone de la sculpture ».

EXPOSITION

FÉLICIE DE FAUVEAU

L'amazone de la sculpture

Musée d'Orsay

Jusqu'au 15 septembre 2013

Livre-catalogue de l'exposition

Sous la direction de Sylvain Bellenger et Jacques de Caso

Gallimard, 368 p., 45 €

Amazone, Félicie de Fauveau, née à Livourne, mais élevée à Paris, l’a été à plus d’un titre : elle garde en tête un idéal chevaleresque révolu dont sa vie mais aussi son œuvre refusent la disparition, tout en en portant le deuil. Elle s’invente une forme d’héroïsme au féminin qui conduit à son arrestation lors des soulèvements vendéens de 1830, auprès de Félicie de La Rochejaquelein – dont elle se dit le fidèle page –, choisit un métier masculin auquel on ne la prépare pas, et se travestit, à l’occasion, en homme. Elle n’hésite pas, dans le cadre de sa pratique artistique, à forger ...

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