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La vie dans les cris

Article publié dans le n°1096 (01 janv. 2014) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Pour parler de la littérature, Hélène Cixous propose de substituer un « pourquoi crie-t-on ? » au traditionnel « pourquoi écrit-on ? ». À mesure qu’augmente le nombre des morts, le cri s’étend. Il faut l’entendre : il est à la fois l’expression de la souffrance, l’hypothèse d’une communication et une nouvelle musique.
Hélène Cixous
Ayaï ! Le cri de la littérature

En frontispice du dernier livre d’Hélène Cixous, une oeuvre au fusain d’Adel Abdessemed, dont on a pu voir l’exposition « Je suis innocent » au Centre Pompidou l’année dernière. Elle montre un pied marchant sur une rose. Aïe. Avant de refermer le livre, des pieds marchant sur des cendres. Ayaï. Hélène Cixous fait de cette expression spontanée de la souffrance le cri de la littérature. « Ça ne pense qu’à ça, la littérature : à remuer les cendres, à refaire avec des mots des phrases inouïes, à ressusciter, à ranimer les feux. Cri et feu. Cris du feu roi Hamlet recue...

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