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La troisième langue

Avec l’ultime volume de sa trilogie autobiographique, Kovačič (1928-2004) referme un pan de sa vie, célébrant avec tristesse, ironie, mais aussi une fabuleuse énergie, la fin de l’enfance et d’une innocence qu’il conçoit comme la base de la liberté. À la fois terriblement violent, sombre et désespéré, le roman, entièrement basé sur une réflexion sur la langue, ordonne les commencements d’une vie propre, entre refus radical et incompréhension coupable.
Lojze Kovacic
Les immigrés III : l'âge des choix (Prisleki)
(Seuil)

L’œuvre autobiographique de Lojze Kovačič conforme le refus le plus absolu. Elle nous apparaît riche, protéiforme, portée par le mouvement d’un être qui ne peut que s’y abîmer, comme égaré, perpétuellement rejeté aux marges d’un monde conçu comme un enfermement. Après s’être cherché, contournant les empêchements d’une vie d’exilé – à la fois géographiquement et linguistiquement –, Bubi, narrateur énergique et bouleversant que nous retrouvons avec une joie teintée d’un certain accablement, semble devoir inéluctablement achopper à ses propres limites, à son inadaptation chronique et un sor...

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