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La théâtralité du mal

Article publié dans le n°1169 (16 mars 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Romeo Castellucci et Thomas Ostermeier sont deux artistes qui essaient, chacun à sa manière, de théâtraliser le mal. Pour Castellucci, il s’agirait de retrouver la racine d’un mal originel, sacré, d’où son intérêt pour les mythes bibliques ou antiques. Pour Ostermeier, il s’agirait de démasquer le rôle que joue le mal dans les comportements humains, comme il le fait par exemple avec Shakespeare, dans Richard III ou Hamlet. L’un et l’autre n’opposent pas le mal au bien sur le terrain de la morale, ils cherchent au contraire à puiser dans l’énergie narrative que constitue le mal, car nous savons que le bien n’a pas d’histoire et que l’art commence quand le mal entre en scène.

Lars Eidinger (Richard III), mise en scène de Thomas Ostermeier, Schaubühne de Berlin, 2015

Bien que l’approche de Castellucci et d’Ostermeier soit différente, leur théâtre tenterait, comme Artaud l’écrivait dans Le Théâtre et son double, de « rompre l’assujettissement du théâtre au texte », afin de faire davantage du théâtre une réalité qui contienne « cette morsure concrète que comporte toute sensation vraie ». L’enjeu est de ne pas simplement aller au théâtre, de ne pas réduire le théâtre à un divertissement ou à la déclamation intellectuelle d’un texte. Il faut qu’il se passe quelque chose entre les acteurs et les spectateurs. Le rôle du metteur e...

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