La querelle du postcolonial

    Depuis une dizaine d’années déjà, les travaux pluridisciplinaires effectués dans les universités anglo-saxonnes sous la dénomination d’« études postcoloniales » s’introduisent dans le champ scientifique français. Bon nombre de savants (historiens, géographes, sociologues...) s’inspirent de ces recherches attachées à décrypter le passé colonial des nations et surtout à dévoiler sa permanence et ses effets dans le devenir des sociétés décolonisées. Ils les discutent également et les nuancent.Cette confrontation des idées et des méthodes pourrait s’effectuer en toute quiétude, dans la paix relative du débat scientifique. Or, il n’en est rien. Les Postcolonial Studies semblent vouées à déclencher la polémique.
Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française (La Découverte (Cahiers libres))
Jean-François Bayart
Les études postcoloniales. Un carnaval académique (Karthala (Disputatio))

Zélateurs et détracteurs s’affrontent ; ils se divisent aussi.


De cette mêlée confuse, témoignent, parmi une abondance de publications récentes, Ruptures postcoloniales, un volumineux ouvrage collectif favorable à l’adoption de cette approche, ainsi que le court mais stimulant essai de Jean-François Bayart qui entend dénoncer l’imposture de ce qu’il appelle « un carnaval académique ».

En lisant conjointement ces deux ouvrages, on comprend mieux pourquoi c’est dans un esprit de querelle que s’affirme la confrontation avec les « études postcolo...

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