La poésie de François Cheng

Le rapport qu’entretient François Cheng à la langue française est un rapport de fusion. Non seulement l’écrivain d’origine chinoise a décidé d’écrire la majeure partie de son œuvre dans l’idiome de son pays d’adoption, mais il a choisi un prénom qui coïncide, comme il l’a d’ailleurs rappelé lui-même, avec la langue dans laquelle il s’exprime – ainsi qu’avec le prénom de saint François d’Assise, bien sûr, à qui il a consacré un ouvrage.

François Cheng a touché à de nombreux genres, du roman à l’essai, mais c’est probablement la poésie qui incarne le mieux sa relation à l’écriture. Lui, l’homme aux deux cultures, a interrogé les signes chinois et les signes français, et sut admirablement bien traduire les poètes chinois, dont il a versé dans notre langue les clairs de lune et les lacs nocturnes. De façon plus ample, en lui cohabitent l’Orient et l’Occident, la philosophie taoïste et le christianisme. Une œuvre double, donc, dont les deux directions convergent vers un centre que le poète n’a c...

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