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La philosophie naturelle et la science écologique

Article publié dans le n°1203 (01 nov. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Si la pensée écologique est fort récente, ses racines sont profondes et lointaines : ce sont celles des philosophes et médecins qui croyaient que la Nature est une. Durant des millénaires, les voix de ces penseurs ont été bâillonnées ou ridiculisées par ceux qui affirmaient que notre monde n’est que le reflet d’un monde supérieur auquel les humains, seuls, ont accès. Le résultat est là : destructions et spoliations… qui finissent par se retourner contre nous.

La « philosophie naturelle », jusqu’au XVIIe siècle, désignait tout ce qui concernait le monde sensible, la matière, les êtres vivants, en dehors de la « philosophie morale », les deux succédant à la « physique » et à la « métaphysique » des Grecs. Ainsi étaient nettement délimités deux mondes, dont la connaissance exigeait des méthodes différentes, voire discordantes. Avec Galilée, Descartes et leurs proches successeurs, tels Hobbes, Spinoza ou Locke, l’opposition ne disparaît pas, mais elle commence à être combattue, voire jugée absurde (c’est le cas de Spinoza et, cent ans ...

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