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La nouvelle et la crise du roman

L’hégémonie du roman est en France un fait incontestable. Certains le déplorent, d’autres s’en réjouissent, mais pour tout le monde la chose est entendue : la France est le pays du roman. Vraiment ? De tout temps ? Il faut croire que non. Au XIXe siècle, la littérature française excellait dans la nouvelle, les grands écrivains de l’époque en publiaient des dizaines dans les journaux. Si la nouvelle a connu un âge d’or, c’est bien dans le Paris du XIXe siècle qu’il faudrait en situer l’apogée. Mais quelque chose est arrivé au tournant du XXe siècle, en pleine crise du roman précisément.

Tout cela est désormais de l’histoire ancienne, nous objectera-t-on. Si les causes de l’hégémonie du roman relèvent, en effet, de l’histoire littéraire, ses conséquences en revanche nous ramènent au cœur de notre actualité. La première conséquence concerne le roman lui-même qui, parvenu au sommet de la hiérarchie des genres, s’est singulièrement simplifié dans sa structure et ses dimensions jusqu’à devenir une sorte de longue nouvelle. Le roman français qui fait le succès des librairies aujourd’hui comporte en effet un petit nombre de pages et peu de personnages, un point de vue unique e...

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