La langue et le monde

Article publié dans le n°1195 (01 juin 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Le titre du nouveau recueil de Valérie Rouzeau rappelle au lecteur combien la poète aime travailler la langue. Elle le fait comme une paysanne travaille la terre et n’hésite pas, d’ailleurs, à porter des sortes de godillots ou « godasses vintage ». Il faut alors ouvrir le livre pour en découvrir la belle et originale matière, et les techniques qui la renouvellent. La poète y est ici virtuose de nouveau.
Valérie Rouzeau
Sens averse (répétitions)

Pas de sommaire : ni incipit ni titres pour de possibles parties. Excepté celui de « Qu’on vive », qui apparaît à la suite des douze premiers textes. Le poème liminaire aborde des sujets privilégiés par l’auteure : la musique et la danse qui n’empêchent pas une allusion à la finitude : 


Alors on danse en ma cuisine
en ma cuisine alors on chante
[…]
Elle n’entend rien aux bruits des hommes
Mais sait qu’on va tous y passer 


La chanson en particulier sera « par plaisir », comme il est dit dans des notes personn...

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