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La langue des survivants

Fille de Juifs polonais déportés pendant la Seconde Guerre mondiale, Helena Janeczek a vécu en Allemagne (où elle a publié des poèmes) puis en Italie, où elle a fait paraître en 1997 le roman Traverser les ténèbres, réédité en 2001, après que son deuxième roman, Les Hirondelles de Montecassino, eut connu un succès exceptionnel. Traverser les ténèbres frappe par l’utilisation d’un ton a priori léger, souvent plein de dérision, pour aborder des questions on ne peut plus graves, celles de l’appartenance, du témoignage, de l’héritage et de la mémoire.
Helena Janeczek
Traverser les ténèbres

La narratrice commence par faire le portrait de sa mère, dont elle oppose le rapport singulier à la nourriture à sa propre manière de s’alimenter. On perçoit, dès les premières lignes, de l’ironie à l’égard d’une figure maternelle obsédante, et que l’on pourrait penser dans un premier temps dominatrice, une ironie jamais dénuée d’amour, et accompagnée ici du fantôme d’Auschwitz. Une mère survivante qui s’est échappée du ghetto en disant à sa propre mère : « je m’en vais, je ne veux pas brûler dans les fours » et qui a tout de même été déportée en 1944, quel héritage po...

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