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"La guerre est un maître brutal"

Dans le sillage du 11-Septembre et la prise de conscience par les Américains de leur image mitigée à l’étranger, Chang-rae Lee, professeur d’écriture (creative writing) à Princeton, revisite dans ce roman, son quatrième, deux guerres du XXe siècle. Au lieu de produire une représentation épique des batailles, il se focalise sur des scènes de « dommages collatéraux », où l’être humain est réduit à la condition d’une fourmi, toujours susceptible d’être écrasée.
Chang-Rae Lee
Les vulnérables

Le sexe et la violence étaient déjà indissociables à Troie. Si la plupart des romanciers contemporains envisagent ce thème sur une échelle intimiste, Chang-rae Lee préfère élargir la focale en explorant les coulisses des champs de bataille. Là, on voit que, à l’instar des Romains dans l’enlèvement des Sabines, l’envahisseur ne se contente pas de subjuguer. Une fois la terre conquise, il cherche surtout à semer, à s’enraciner.


Personne n’est mieux placé pour dépeindre ce phénomène qu’un enfant de victimes. Ses parents, ayant fui la guerre pour se reconstruire – souvent dans une te...

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