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La guerre dans le grand nulle part

 Juan Benet entreprend la « conflagration » de la guerre d’Espagne au travers d’une œuvre monumentale et inachevée qui transfigure le réel en l’aventure étrange d’une immense fiction qui se recompose sans fin. Le déchiquètement d’une histoire traumatique comme refondée par l’inaltérable Région, brisée au cœur même de l’œuvre de l’écrivain espagnol le plus important de l’après-guerre.
Juan Benet
Les lances rouillées (Herrumbrosas lanzas)

La guerre s’affirme comme l’un des grands sujets de la littérature. Elle opère les conformations d’un certain lyrisme et définit en quelque sorte les sentiments épiques qui portent les civilisations, les poussant à leurs limites, comme au bord d’un gouffre qui menace et fascine dans un même élan les hommes et les poètes, témoins fascinés par la catastrophe et les enjeux stratégiques de leur survie et de leurs idées. Depuis L’Iliade jusqu’aux romans de Léon Tolstoï, de Claude Simon ou de Julien Gracq en passant par le Quichotte et les romans médiévaux ou les sagas du Nor...

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