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La couleur de l'enfance

Article publié dans le n°1078 (16 févr. 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Sur une grande place à l’extrémité du camp d’Auschwitz-Birkenau, en présence de tous les détenus du camp, des prisonniers de guerre russes qui avaient tenté de s’enfuir sont pendus. « Ce que je me rappelle, c’est leur marche jusqu’aux gibets, les cordes nouées, le nœud coulant passé autour des cous, et leur cri brisant le silence : Za Stalina ! Za rodinou ! Pour Staline ! Pour la patrie ! Cris d’héroïsme, de résistance. Je me souviens que nous assistions à ce dernier acte et que je baissai les yeux au sol et refusai de regarder. Puis je me ravisai : il faut que tu regardes ! Que tu graves ça dans ton cœur ! »
Otto Dov Kulka
Paysages de la métropole de la mort

Celui qui regarde ainsi a onze ans. Déporté de Tchécoslovaquie à Theresienstadt puis à Auschwitz, comment se fait-il qu’il soit encore en vie ce jour-là ? Devenu un historien réputé de l’extermination des Juifs, l’auteur s’était jusqu’à présent consacré à des études minutieuses et documentées de ces événements, des enchaînements de causes, des décisions qui avaient entraîné le désastre, quand on peut les connaître. Dans un article scientifique placé en appendice de son livre, il explique le mystère ou le miracle très rationnel de sa survie : le « camp familial » d’Aus...

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