A lire aussi

La clé USB sur la moquette

La publication par Jean-Philippe Toussaint aux Éditions de Minuit de « M.M.M.M. » a permis en 2017 de rassembler en un seul volume le cycle romanesque dédié à Marie Madeleine Marguerite de Montalte, cycle progressivement constitué de 2002 à 2013 à partir des quatre volumes « Faire l’amour », « Fuir », « La Vérité sur Marie », « Nue ». Toujours en 2017, avec « Made in China », l’écrivain belge a poursuivi sa réflexion sur l’écriture entamée avec « L’Urgence et la Patience » (Minuit, 2012), ce second volet de son art poétique permettant également de mettre en perspective son travail filmique. Lors de cette rentrée littéraire, c’est un roman, « La Clé USB », que nous donne à lire Toussaint, un récit qui s’articule en trois parties toutes régies par la voix et le point de vue du héros, Jean Detrez.

C’est par un blanc que s’ouvre le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, un blanc paradoxal, une absence, une vacuité, un mystère immédiatement posés par une parole qui s’affirme dans une assertion inaugurale : « Un blanc, oui. » Aux portes du récit, et ce terme de « porte » se révèlera essentiel, nous nous trouvons happés par l’énigmatique confidence du narrateur qui nous place d’emblée dans les arcanes d’une disparition dont il est tout à la fois l’objet et l’acteur. Nous pénétrons au cœur de ce que le personnage présente comme une « parenthèse occulte ». Jean Detr...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi