La chambre obscure du poème

Article publié dans le n°1194 (16 mai 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Que reste-t-il de la nuit dans les premiers instants du jour ? Dans son dernier livre, Michaël Glück saisit ce qui pourrait être, parfois, la naissance ou la promesse du poème et du jour.
Michaël Glück
Sur l’aube d’un ciel taché d’encre

Dans un quatrain liminaire, le poète avance sa contrainte d’écriture : 


Chaque matin, depuis le 29 août 2013,
chaque matin je tente de disposer un distique de peu.
Passent les heures et il s’efface.
La journée s’envenime. 


Il s’agit donc de saisir l’instant du réveil, les mots venus de la nuit ou de l’aube. Non ponctués, avec deux vers de longueurs généralement différentes, les distiques, sans rime, peuvent avoir l’allure de haïkus ou d’aphorismes. On dirait des notes atmosphériques sur la météorologie extérieure ou intér...

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