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La chair invisible du travail

Article publié dans le n°1023 (01 oct. 2010) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

 Le travail est malade, pourtant ce sont ses opérateurs qui s’effondrent, développent diverses pathologies, multiplient les troubles musculo-squelettiques, se suicident. Le travail est malade, pourtant plutôt que de s’occuper à le soigner, en s’intéressant, voire en contestant les réorganisations dont il est l’objet, pouvoirs publics, décideurs, et quelquefois les syndicats, entendent gérer et manager, à grand renfort de réformes, procédures et autres cellules de veille, la prévention de ce qu’on appelle aujourd’hui les risques psychosociaux et le soin des personnes fragilisées, dites porteuses de risque.
Yves Clot
Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux

Le psychiatre catalan, François Tosquelles, auquel Yves Clot fréquemment se réfère, avait coutume de dire que l’on ne peut soigner une personne si l’institution qui l’accueille est elle-même malade. Or une institution est toujours potentiellement malade lorsque, refusant les conflits forcément liés au travail et aux modes de faire, elle se replie sur elle-même, transforme savoirs et croyances en protocoles, et évite ainsi d’entretenir la dispute nécessaire pour que soient maintenues ouvertes les possibilités de soin. Dans le domaine de l’entreprise, pour affronter cette montée effrayante...

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