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L’ivresse des mots

Article publié dans le n°1158 (01 oct. 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

« Je fais partie de l'opposition qui s'appelle la vie. » Cette profession de foi aux accents de cri de ralliement devrait nous convaincre qu'il se passe quelque chose d'inattendu chez Balzac, quelque chose de fort, de rétif à toutes les classifications. Comme la vie non domestiquée. Et pourtant Honoré est cet auteur auquel certains lecteurs des plus avisés se réfèrent comme à un repoussoir, et dont ils déclarent zapper les interminables descriptions…
Honoré De Balzac
Traité des excitants modernes

Alors, qu'est-ce qui dérange chez lui ? Apprenant sa mort, Flaubert a asséné : « Quel homme eût été Balzac s'il eût su écrire ! Mais il ne lui a manqué que cela. » La force déroutante d'Honoré se situerait-elle dans ce non-savoir, dans un au-delà de tout savoir, en si parfaite coalescence – tel un organisme constamment régénéré – avec la magnifique et imprévisible incongruité de la vie ? Bref, dans un principe d'excès, d'euphorie. Dans un principe d'ivresse, où un dia...

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