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Murakami, après le triple triomphe de "1Q84", semble avoir délaissé, au moins provisoirement, les recettes faciles du feuilleton. L’histoire douce-amère de Tsukuru, anti-héros sans couleur, renoue en tout cas avec ce qui à mes yeux constitue l’enjeu même d’une recherche littéraire commencée il y a exactement quarante ans ("Écoute le bruit du vent", 1974) : l’examen en profondeur de la japonitude.
Haruki Murakami
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Le sujet de ce beau livre parfaitement pensé, composé, écrit, est banal, mais grave. Il s’écarte d’emblée du fantastique qui, excepté dans les non-fictions ou enquêtes factuelles comme Underground (2013) sur les attentats au gaz sarin dans le métro de Tôkyô, imprégnait tous les romans de l’auteur hanté par les phénomènes psychiques insolites, la porosité entre monde des vivants et monde des morts, le basculement de l’univers réel dans un autre, parallèle. Retour au réalisme, telle est l’impression première qui se dégage d’une trame anecdotique toute proche du quotidien de millio...

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