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L’écriture enracinée dans un ventre vide

Article publié dans le n°1140 (28 nov. 2015) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Quel pouvoir détient la littérature dans un monde où la faim tue ? Quel pouvoir ont les mots face à l’indicible et aux démons invisibles ? Les phrases sont-elles des fenêtres, des voiles, ou des murs aveugles ? L’essai de plus de deux cents pages de Séverine Danflous, intitulé Écrire la faim : Franz Kafka, Primo Levi, Paul Auster (préfacé par Jean-Yves Masson, qui souligne que cette étude rigoureuse est la première à rapprocher de façon aussi minutieuse ces trois auteurs), fournit une réponse intelligente et fouillée à l’interrogation sartrienne, réponse qui mène à d’autres interrogations, en réunissant trois immenses écrivains qui ont entretenu des rapports apparemment différents avec la faim.
Séverine Danflous
Écrire la faim

Kafka, Auster, Levi


À la fin de sa vie, Kafka s’est battu contre la tuberculose, il ne pouvait plus se nourrir, la malnutrition a eu raison de lui alors qu’il corrigeait les épreuves de sa nouvelle « Ein Hungerkünstler », traduite par Alexandre Vialatte en « Un champion de jeûne » (1948), et par Claude David (1980) et Laurent Margantin (2015) en « Un artiste de la faim ». Cette nouvelle donne, entre autres, à réfléchir sur l’incompréhension du public face aux ascètes, aux artistes, à leurs aspirations morales et esthétiques, ainsi que sur ce que l’on...

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