L’écriture comme hommage. Entretien avec Jean-François Roseau

Article publié dans le n°1199 (01 sept. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Auteur d’Au plus fort de la bataille (2014) et de La Chute d’Icare (2016), dont l’action se déroule respectivement pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, Jean-François Roseau a récemment publié son troisième roman, Une comédie à la française (2018), dans lequel il évoque, au travers d’une fresque satirique, les ridicules et les compromissions du pouvoir politique sur fond de campagne présidentielle. À l’occasion de la sortie de La Chute d’Icare en poche (Gallimard, coll. « Folio », 2018), Jean-François Roseau revient, dans cet entretien, sur quelques romans importants ainsi que sur la genèse et l’inspiration de son écriture.

Velimir Mladenović : Vous avez publié votre premier roman, Au plus fort de la bataille, lors du centenaire de la Grande Guerre. Comment et pourquoi cette guerre a-t-elle inspiré un jeune auteur de 24 ans ? 


Jean-François Roseau : À la réflexion, je crois que mon goût pour la littérature est étroitement lié à celui que j’ai toujours eu pour l’histoire, à la fois comme analyse et comme narration. Cela ne signifie pas que je mette le roman historique au-delà...

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