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L'Algérie des "pieds-rouges"

Article publié dans le n°999 (16 sept. 2009) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Le 19 mars 1962, lorsque les accords d’Évian sont signés, une époque de convulsions, de sang, d’exactions, de tortures et de crimes de guerre s’achève. Malgré la politique de « la terre brûlée » de l’OAS, on s’achemine vers la paix, une paix encore armée, déchirée çà et là par des règlements de comptes, des liquidations, notamment de harkis, et endeuillée aussi par l’implosion du FLN, à l’été 1962. Grand reporter au quotidien Le Monde, Catherine Simon ne se propose pas de décrire les derniers instants de l’occupation française en Algérie ; elle entreprend de restituer les faits d’une nouvelle histoire qui commence en 1962, quand « le fil se casse », au moment où l’Algérie et la France « font mine de se tourner le dos ».
Catherine Simon
Algérie, les années pieds-rouges

À quoi ressemble l’Algérie à l’orée des années 1960, un pays que s’apprêtent à quitter, dans le désespoir et l’amertume, 700 000 pieds-noirs ? Des Français qui pourvoyaient, par leur travail et leurs compétences, aux besoins du pays et s’attelaient à la gestion de ses infrastructures. Il s’agit principalement de cadres et de techniciens. « En face, côté algérien, personne n’est prêt à prendre la relève. » En effet, « La clochardisation de l’Algérie, décrite par Germaine Tillion au milieu des années 1950 n’est pas un vain mot. Les SLE (sait lire et écrire)...

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