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L'Algérie des "pieds-rouges"

Le 19 mars 1962, lorsque les accords d’Évian sont signés, une époque de convulsions, de sang, d’exactions, de tortures et de crimes de guerre s’achève. Malgré la politique de « la terre brûlée » de l’OAS, on s’achemine vers la paix, une paix encore armée, déchirée çà et là par des règlements de comptes, des liquidations, notamment de harkis, et endeuillée aussi par l’implosion du FLN, à l’été 1962. Grand reporter au quotidien Le Monde, Catherine Simon ne se propose pas de décrire les derniers instants de l’occupation française en Algérie ; elle entreprend de restituer les faits d’une nouvelle histoire qui commence en 1962, quand « le fil se casse », au moment où l’Algérie et la France « font mine de se tourner le dos ».
Catherine Simon
Algérie, les années pieds-rouges

À quoi ressemble l’Algérie à l’orée des années 1960, un pays que s’apprêtent à quitter, dans le désespoir et l’amertume, 700 000 pieds-noirs ? Des Français qui pourvoyaient, par leur travail et leurs compétences, aux besoins du pays et s’attelaient à la gestion de ses infrastructures. Il s’agit principalement de cadres et de techniciens. « En face, côté algérien, personne n’est prêt à prendre la relève. » En effet, « La clochardisation de l’Algérie, décrite par Germaine Tillion au milieu des années 1950 n’est pas un vain mot. Les SLE (sait lire et écrire)...

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