A lire aussi

Kitsch, morale et nostalgie

Article publié dans le n°1101 (16 mars 2014) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Le kitsch désignait au départ toute forme d’art inférieur associée à une sensibilité esthétique débile, à un mauvais goût propre à ceux qui désirent l’art et la culture mais sont incapables d’en saisir les authentiques valeurs.

WES ANDERSON

THE GRAND BUDAPEST HOTEL

Dans un essai célèbre de 1939, le critique d’art américain Clement Greenberg soutient que le kitsch est rendu possible par une tradition culturelle pleinement adulte, dont il détourne à son avantage les inventions, en opérant par formules. Greenberg classait en vrac les comics, les claquettes, la pulp fiction et les films d’Hollywood comme des produits typiques du kitsch. Mais Hollywood a fini par produire de l’art adulte, et il ne nous viendrait pas à l’esprit de caractériser comme kitsch les films de Ford, Hawks, Hitchcock ou Mankiewicz, bien...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi