"Je suis la vie qui ne souffre pas le vide"

Article publié dans le n°1057 (16 mars 2012) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

C’est connaître peu de choses que de refuser d’être épris des jours et de leur richesse, le bonheur se dérobât-il. Marina Tsvetaeva a tenté, éprouvé, subi, et elle a tout submergé de son moi. La poésie, la Russie étaient ses absolus. Elle les garda jusqu’au bout, voulant les sceller ensemble par sa mort.
Marina Tsvetaeva
Récits et essais. Oeuvres tome II
(Seuil)

Ce deuxième volume des œuvres de Marina Tsvetaeva regroupe des textes écrits dans les années d’émigration (1922-1939), à Prague et surtout à Paris où elle arrive en novembre 1925. Sa situation matérielle l’oblige à déménager périodiquement, ce sera la banlieue sudouest : Bellevue (1926), Meudon (1927), Clamart (1932), Vanves (1934) ; puis une chambre d’hôtel (1938), à Paris même, boulevard Pasteur, qu’elle occupe avec son fils Mour jusqu’au retour en URSS (via Le Havre, 12 juin 1939) où les attendent déjà depuis deux ans son mari et sa fille, Sergueï et ...

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