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"Je suis heureux que vous alliez bien"

Reprenons la conclusion de notre dernier article sur Roy Andersson, à propos de son film "Nous, les vivants" : "souhaitons simplement ne pas devoir attendre sept autres années pour poursuivre la reconnaissance de son territoire." C'était en décembre 2007, dans la QL n°959, il y aura bientôt sept ans et demi. Le cinéaste suédois est décidément un artiste à fructuation lente - quoique régulière - et réfléchie. Rien chez lui d'incontrôlé, de flou, qui sente l'improvisation ou l'impensé. Après tout, sept années, c'est un délai raisonnable pour que les messages d'outre-monde qu'il délivre trouvent en nous un chemin et diffusent. D'ici 2021, notre espace intérieur sera prêt pour accueillir le dernier volet de sa trilogie - ou l'avant dernier de sa pentologie, ou, etc.

ROY ANDERSSON

UN PIGEON PERCHÉ SUR UNE BRANCHE PHILOSOPHAIT SUR L'EXISTENCE

Sortie le 29 avril

 

Nous les vivants était sorti en catimini, le lobby des fanatiques de l’auteur n’étant pas suffisamment puissant pour déclencher chez les spectateurs non prévenus la fièvre de la découverte. Mais à force on s’était habitué à la franc-maçonnerie des seuls amateurs, et plutôt que d’arpenter la ville, en demandant, tel La Fontaine après sa lecture de Baruch, « Avez-vous vu Roy ? », on célébrait le culte en petits comités, courant sur la Toile pour se repaître de ses quelques publicités époustouflantes tournées au pays, et qui lui permettaient de réaliser de « vra...

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