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« J’écris pour ôter le dernier masque »

Juin 2005, Espagne. Un terrible scandale éclate. Enric Marco, président de l’Amicale de Mauthausen, démissionne de son poste après qu’un historien a révélé son imposture. Loin d’être l’ancien déporté qu’il a prétendu être, loin d’avoir combattu le franquisme, il a tout inventé, et d’abord sa vie. Javier Cercas, après avoir hésité, décide d’écrire le roman vrai de cette aventure incroyable. Il enquête, interroge tous les témoins, et Marco lui-même. Dressant le parallèle avec Quijano-Quichotte, s’interrogeant sur le mensonge et sa possible utilité, mettant en question sa propre œuvre, Cercas propose un roman sur un homme et son pays, l’Espagne, entre histoire et mémoire.
Javier Cercas
L'imposteur

Norbert Czarny : Partons de ce qui fait la première partie du roman, votre refus d’écrire sur Marco. Vous vivez alors une sorte de crise, et écrire de la fiction ne vous convient pas. Mais écrire sur cet homme honni, pas plus. Qu’est-ce qui vous décide ?

Javier Cercas : J’écris quand quelque chose me pose question. Le livre doit formuler une réponse de la façon la plus complexe possible, en préservant l’ambiguïté et l’ironie propres au roman. Je n’avais pas le courage, au début, de répondre à celle que me posait cette affaire. La gestation a été longue : j’...

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