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Imre Kertész, un destin

La biographie est un genre contestable, souvent réducteur, nourri par un déterminisme a posteriori, ainsi s’exprimait Daniel Oster, lui-même fin connaisseur de Mallarmé, d’Apollinaire et de Valéry. Il écrivait parfois pour La Quinzaine littéraire. De sa disparition, le 15 avril 1999, à soixante et un ans, je ne me suis jamais consolé. Je ne doute pas, pourtant, qu’il eût apprécié l’étude que Clara Royer, jeune universitaire magyarophone, vient de consacrer à  Imre Kertész (1929-2016), lequel l’avait prise en amitié, lui accordant des entretiens et lui ouvrant ses archives, alors même qu’apparaît si complexe la personnalité de l’écrivain juif hongrois, couronné en octobre 2002 par le prix Nobel de littérature ; l’académie suédoise distinguait une œuvre qui, face aux totalitarismes nazi et communiste, « dresse l’expérience fragile de l’individu contre l’arbitraire barbare de l’Histoire ». Combat sans fin : peut-on imaginer Sisyphe heureux ?
Clara Royer
Imre Kertész : "L'histoire de mes morts". Essai biographique

Ce qui frappe d’abord dans cet « essai biographique », c’est l’extrême acuité avec laquelle Clara Royer, discrètement présente, s’attache à dérouler le fil rouge qui relie l’expérience et l’écriture, l’individu et la société, l’intime conviction et l’externe adversité, l’énergie vitale et la menace létale : « Ce sont les métamorphoses connues par l’écrivain que ce livre se propose d’approcher. Son récit ne commence pas au jour de la naissance d’Imre Kertész. Il épouse plutôt la chronologie de l’écrivain et ne parle de l’homme que pour éclairer l’œuvre....

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