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Trilogie de H.D. : entre mythe et Blitz

Hilda Doolittle (1886-1962), née aux États-Unis mais qui vécut à partir de 1911 en Angleterre puis en Suisse, fit partie du cercle londonien d’Ezra Pound. Il inventa son nom de plume, H.D., en apposant au bas de ses premiers poèmes publiés en 1913 la mention suivante : « H.D. imagiste ». Cette « étiquette » allait la marquer durablement, même après la disparition de ce bref mouvement imagiste que Pound avait lancé pour revivifier une poésie anglo-saxonne empêtrée dans une rhétorique et un discours vieillis. Les « Oréade », « Poirier », « Jardin »… des débuts de H.D., avec leurs images fortes, leur goût de la précision et de la concision obéissaient fort bien aux injonctions poundiennes : écrire « sans bavardage » en opérant « un traitement direct des “choses”, que celles-ci soient objectives ou subjectives ».

La femme Hilda Doolittle, dont on peut dire ici un mot, était aussi fascinante que le poète : d’une beauté remarquable, d’un esprit éclectique (elle s’intéressait au freudisme autant qu’à l’occulte), elle étonnait dans sa vie privée par son « indifférence provocante aux règles et à l’ordre » (selon les mots de William Carlos Williams). Ses œuvres plus ou moins autobiographiques comme Hermione, Dis-moi de vivre, ou le compte-rendu de l’analyse qu’elle entreprit avec Sigmund Freud en 1933-34 (Pour l’amour de Freud), laissent deviner la complexité d...

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