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Homo videns, homo audiens

Né en 1978 à Mexico, Santiago Espinosa est docteur en philosophie et traducteur de Clément Rosset. Ses travaux sont consacrés au rapport entre musique, littérature et philosophie. Il est notamment l’auteur de L’Inexpressif musical (Encre marine), inspiré de la pensée de Stravinski qui déclarait que la musique est « impuissante par son essence à exprimer quoi que ce soit » et de la philosophie tragique de Clément Rosset, en guerre contre tous les dédoublements du réel, Dans son dernier essai, Voir et entendre, Espinosa élargit ses vues sur la musique à l’art en général, et aborde des sujets plus vastes comme la science physique. Dans cette perspective, il distingue la perception auditive, plus prompte à saisir le mouvement et le changement, non susceptible par surcroît d’en faire une image ou même une « chose ».
Santiago Espinosa
Voir et entendre : critique de la perception imaginative

Dans sa préface, Clément Rosset précise que « la vérité est ce qui se voit : telle est la certitude (et la définition de la certitude) sur laquelle se fonde la philosophie du savoir, et le terme indépassable de la recherche de la vérité, selon la plupart des philosophes d’hier et d’aujourd’hui ». En invoquant deux des défenseurs de cette définition de la vérité – Descartes et Aristote –, et en rappelant quelques étymologies grecques et latines pertinentes, Rosset commence par avancer l’idée que l’investigation cesse lorsque survient l’évidence. Ainsi, ce qu’on voit est toujours,...

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