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Graver les cris

Ouvrir un recueil de Laurine Rousselet, c’est entrer directement sous la peau, intus et in cute, sans transition, avec douleur, caresse et cri. Dans le prolongement des deux ouvrages précédents – « Journal de l’attente » (2013) et « Nuit témoin » (2016) – avec lesquels il forme triptyque, « Ruine balance », paru en avril de cette année, suit du bout des lignes les traces laissées dans la chair par l’expérience de l’extrême présence et de ses corollaires que sont l’absence, l’amour, la solitude, le silence.

Tout sort du silence, avec effort, accouchement, parturition du dire et du voir, en feulements de l’âme recourbée, en murmures murmurés aux murs de soi, dans l’interférence des lieux et des époques. Les couvertures des trois ouvrages parlent d’elles-mêmes : elles portent inscriptions et scarifications, et laissent deviner seulement sous certains angles de lumière les griffures rouges qu’auraient laissées une main et des ongles dans une paroi de suie. C’est sur ces parois que Laurine Rousselet signe ce qui la fait vivre et ployer, sans rien épargner de ce que le corps articule, des bonheu...

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