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Globalement positif

La seule question posée, avant l’ouverture du Festival de Cannes et depuis, par tous les médias – les journaux n’en constituant désormais qu’une minime partie, le reste se jouant sur Internet et à la télévision – se résume à : « Qui va décrocher la Palme ? », comme si l’unique justification de l’événement résidait dans la remise d’une médaille. On voit même un journal aussi sérieux que Le Monde lancer sur le Net un vague concours, « Qui va gagner la 66e Palme d’or ? », oubliant qu’il ne s’agira que de la 48e, celle-ci n’ayant été créée qu’en 1955, puis remplacée par un Grand Prix entre 1964 et 1974. Le besoin de « panthéonisation » prime, quitte à s’esclaffer lorsque la récompense échoit à un cinéaste peu connu, comme Cristian Mungiu ou Apichatpong Weerasethakul.

Festival international du film de Cannes
Du 15 au 26 mai 2013

Qui sera l’heureux bénéficiaire, nous ne le saurons que dans quelques jours – mais n’étant ni producteur, ni exploitant de salles, le verdict ne nous passionne guère. Ce qui nous a passionné, en revanche, depuis une semaine, c’est le panorama sans égal offert sur la planète cinématographique. On peut pester contre la sélection, contre l’étalage indécent de richesses, moquer la faune festivalière, râler contre le plan Vigipirate et ses contrôles continuels, tendre le poing aux nues lorsque le ciel se vide sur nos têtes, transformant une file d’attente en tortue romaine cuirassée de parapl...

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