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Germaine et Antonin

« Qui a fait ce film ? » « C’est Madame Germaine Dulac. » « Qu’estce que Madame Dulac ? » « C’est une vache. » Le dialogue échangé à voix très haute par des spectateurs, membres non identifiés du groupe surréaliste, lors de la première projection publique de La Coquille et le Clergyman – « scénario Antonin Artaud, composition visuelle Germaine Dulac » – au cinéma des Ursulines le 9 février 1928, fait partie des phrases légendaires, comme « Nous sommes la claque et vous êtes la joue ! » de Desnos à la première de L’Étoile au front ou « Notre collaborateur Benjamin Péret insultant un prêtre » du n° 8 de La Révolution surréaliste. Et le scandale créé par cette intervention demeure dans les riches heures du mouvement dans sa période primitive.

Ce dialogue est pourtant une invention (au sens de découverte) tardive, puisque ce n’est qu’en 1953, après l’avoir relevé dans l’hebdomadaire Le Charivari du 18 février 1928, qu’Ado Kyrou le publia dans Le Surréalisme et le cinéma. L’insulte devint un mot de passe entre amateurs – ou plutôt contempteurs –, à chaque présentation de films de Germaine Dulac à la Cinémathèque. Présentations d’aillleurs peu fréquentes, car durant les décennies 60 à 90, le monument Dulac n’était visité qu’avec parcimonie ; il convenait d’aller voir parfois quel était l’état du patrimoine...

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