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Georges-Arthur Goldschmidt et son ombre

 Depuis Le Miroir quotidien paru en 1981, c’est à une vaste et difficile entreprise autobiographique que se consacre principalement Georges-Arthur Goldschmidt. De manière paradoxale puisque, excepté La Traversée des fleuves, ces récits ne sont pas écrits à la première personne, mais à la troisième, comme s’il s’agissait pour lui de débusquer cet Autre inconnu qu’il n’a cessé, tout au long de sa vie, de pister comme un animal.
Georges-Arthur Goldschmidt
L'esprit de retour
(Seuil)

C’est en effet d’Arthur Kellerlicht et d’une période de sa vie dont il est question dans L’Esprit de retour. Double dépaysement pour le lecteur dès la première page, d’abord parce que le nom du personnage est germanique et que, même s’il est expliqué en note, il garde son caractère énigmatique. De l’allemand on traduirait littéralement Kellerlicht par « lumière de cave ». Goldschmidt nous explique cependant qu’il s’agit d’une lampe, dite « rat-de-cave », lampe qu’on employait dans un endroit souterrain non éclairé. Dès la première page se produit également un éloignement tempore...

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