A lire aussi

Gauguin le sauvage

Article publié dans le n°1184 (01 déc. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

L’ambition de Gauguin était sans limites. Le 1er février 1895, Strindberg écrivait : « Gauguin le sauvage a quelque chose du Titan qui, jaloux du Créateur, fait sa propre petite créature. » Cette démiurgie s’accompagne chez lui d’une contestation virulente de la société contemporaine, de sa morale de convention et de ses hypocrisies. Nul, à l’époque, n’a poussé jusqu’à ce point la « sauvagerie » qu’il revendiquait à la fois comme contestation sociale et politique, et comme désir d’absolu pour retrouver une force primitive.

EXPOSITION

« GAUGUIN L’ALCHIMISTE »

Grand Palais

Du 11 octobre 2017 au 22 janvier 2018

 

Catalogue sous la dir. de Claire Bernardi & Ophélie Ferlier-Bouat

Musée d’Orsay / RMN, 2017, 328 p., 45 €

Le grand intérêt de l’exposition que consacre à Paul Gauguin le Grand Palais tient à ce que, pour une fois, ce sont l’unité et la cohérence de cet itinéraire qui sont mis en valeur. On y va, comme dans toutes les expositions, pour y voir des œuvres singulières. Et l’on se trouve immergé, dès le début, dans un univers à la fois homogène et foisonnant grâce à la diversité des éclairages réunis : des tableaux certes, mais aussi des sculptures – dont certaines, très belles, sur bois –, des dessins, des carnets d’esquisses à l’aquarelle, le tout rythmé par des commentaires de présentation qui...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine