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Freud, penseur de la modernité ?

Article publié dans le n°1172 (01 mai 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Quel éclairage la psychanalyse peut-elle bien apporter aux questions sociales et politiques ? Lorsque Freud se risque à les aborder, sa manière d’étendre au groupe des concepts individuels ainsi que les limites de son point de vue anthropologique posent problème. Mais peut-être précisément ses textes portent-ils témoignage de l’époque de mutation où ils s’inscrivent, entre la fin des pouvoirs de droit divin et les crises totalitaires du XXe siècle, à l’aube de la « société des individus » et de la démocratie moderne ?

Freud essaierait d’y élaborer la question devenue plus incertaine des liens entre les individus et le groupe social, objet d’étude nouveau qui fait alors aussi l’essor des sciences sociales. C’est d’abord la clinique de la culpabilité qui l’incite à penser la construction et la transmission des interdits et de la loi, au sein d’une société qui parait s’être dégagée des cadres traditionnels religieux. Avec Totem et Tabou puis L’Homme Moïse et la religion monothéiste, Freud, en figurant des « scènes originaires » de la loi et de l’organisation sociale, interroge...

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