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Flaubert aux prises avec son siècle

Dans la petite anthologie qu’il a composée pour faire suite à la biographie de son héros, Michel Winock cite cette phrase de 1852, qui doit figurer dans une des admirables lettres à Louise Colet contemporaines de la longue et difficile gestation de Madame Bovary : « Quand est-ce que l’on fera de l’histoire comme on doit faire du roman, sans amour ni haine d’aucun des personnages ? »

La méthode dite d’impersonnalité que suggérait ainsi Flaubert et dont il regrettait qu’elle ne fût jamais tentée ailleurs que par lui dans le roman, c’est celle-là même que parvient à adopter Michel Winock, en historien exemplaire qu’il est, d’un bout à l’autre de cette passionnante biographie apparemment dépassionnée, ce qui renouvelle l’analyse d’un homme et d’une œuvre que l’on avait pu croire examinés déjà sous tous leurs angles.


« L’homme et l’œuvre », vieille rengaine universitaire, mais qui me semble s’imposer ici, tant la mise en lumière des contradictions insou...

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