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Fidélité à l’ennui

Article publié dans le n°1163 (16 déc. 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

L’ennui serait-il un mode de perception atténué du présent ou la certitude accentuée que quelque chose échappé ancre le texte à peine ? Deux poètes actuels en font le principe actif de leur œuvre : Armand Dupuy et Antoine Emaz.
Armand Dupuy
Présent faible (Faï Fioc)
Antoine Emaz
Limite (Tarabuste)

Après le passé simple et le passé composé, nous découvrons avec Armand Dupuy un autre temps de conjugaison, le « présent faible », faible comme ce « e », improprement nommé « e muet », qui peut se prononcer ou pas selon sa position dans la phrase ou selon le locuteur. Présent qui se vit ou ne se vit pas ? 


L’acceptation de l’ennui, en fuyant tout divertissement, permet d’exercer sa lucidité et d’affronter la pensée de la finitude en donnant une vraie durée à l’instant présent, avant qu’il glisse dans le passé. 


L’amenuisement, l’indifférencié, sapent le présent de certitu...

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