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Familiers du désastre

En nous plongeant dans une année de la Grande Guerre, auprès de très jeunes soldats allemands, Lilyane Beauquel n’écrit pas seulement sur la violence et la catastrophe, ni ne se place univoquement dans une longue filiation littéraire, mais entreprend une véritable réflexion poétique sur la beauté et ce qui peut en demeurer.
Lilyane Beauquel
Avant le silence des forêts

Qu’ils s’égarent dans le grand vide de l’oubli ou qu’ils demeurent comme les traces de saisons anciennes, les mots sont les moyens de la survie, ils augurent des raisons de l’homme et de ses questionnements profonds, nous font nous saisir de la réalité tout en nous en déprenant, à double tranchant, faisant durer des manières de sursauts éphémères. Et lorsque l’être perd tout, broyé, déjeté sur les franges fangeuses du monde, vacillant aux bords d’une sorte de gouffre, fragile et désorienté, il demeure des gestes, des sons, des visions et des espoirs que rien n’effacera, jusqu’à la fin. L...

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