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Extension du domaine de la mélancolie

Article publié dans le n°1207 (16 janv. 2019) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Après un détour par l’art avec « La Carte et le Territoire » en 2010, roman récompensé par le prix Goncourt, une incursion dans l’anticipation politique avec « Soumission », paru en 2015, Michel Houellebecq revient à ses premières amours : la sexualité. Preuve, s’il en fallait, que la matière première chère à Freud turlupine toujours autant l’écrivain sexagénaire.

Invariablement, Michel Houellebecq se réécrit, se réinvente, renaît de ses cendres à chaque roman. Depuis Extension du domaine de la lutte (Éditions Maurice Nadeau, 1994), ses héros se fondent sur un archétype oscillant entre la banalité et l’exténuation, la médiocrité et l’individualisme, autour duquel Houellebecq tisse, brode et sémantise à l’envi. Le narrateur de Sérotonine s’inscrit dans ce paradigme à la fois éculé et jouventiel : Florent-Claude Labrouste, 46 ans, contractuel pour le ministère de l’Agriculture, végète dans « une tristesse paisible, stabilisée »...

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