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Exorcisme

 Sous les dehors de la plus grande violence, António Lobo Antunes signe un extraordinaire roman sur l’amour et la jeunesse, les démons qui nous hantent, faisant de voix disparates et indéfinissables les chambres d’échos de la nature du monde.
Antonio Lobo Antunes
Mon nom est légion (O meu nome é legião)

La langue de Lobo Antunes est une offrande imparfaite, un recours bancal, une manière d’exorciser les démons du monde, de se ressaisir d’une réalité mouvante, toujours inconnue, hybride, elle aussi imparfaite, monstrueusement discontinue. Le langage semble chez lui toujours entretissé, mêlant des voix éperdues et déformées, toujours mobile, ressassant, reconduisant comme à l’infini la même angoisse, la même lutte, la même perte. Il conforme une répétition à chaque roman plus puissante, légèrement décalée, reconstituant dans son cours même le désordre des douleurs et des angoisses d’êtres...

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