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Ève, le livre

Article publié dans le n°1180 (01 oct. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

L’écriture d’Hélène Cixous a toujours été ouverte aux bouleversements des rêves, des fantasmes, des mythes et d’une pensée qui soulèvent la langue. Dans ces mois de disparition progressive de sa mère, Ève, plus que centenaire en 2013, elle cosignait avec elle un livre qui n’est pas un tombeau littéraire, mais plutôt une sorte d’œuvre de survivance, ou déjà de « revenance ».
Hélène Cixous
Homère est morte…

Dans le trouble, le titre. Au féminin, qui est mort ? Chaîne rompue. On peut entendre le début de L’Étranger : « Aujourd’hui, maman est morte. » Un passé composé, le fil est coupé. Dans le labyrinthe, perdu, le Minotaure dissémine les syllabes de l’auteur antique qui bégaie en m. L’allitération du titre appelle « maman ». Mais encore O et R, comme dans le nom du père, Georges. Comme dans « mort » aussi. Lire « mère » (Ô mère ! Oh ! Mère est morte !). Ève, mère première.


Hélène Cixous avait déjà raconté la mort d’Ève, toujours crainte e...

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