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Entretien avec Svetlana Carstean

Plutôt que d’accompagner les nombreuses œuvres de qualité qui ont paru à l’occasion du Salon du livre, nous avons choisi de nous arrêter sur un moment de la littérature roumaine contemporaine.D’une part, nous avons rencontré Svetlana Carstean, poète née en 1969, qui a publié en 2008 La Fleur d’étau, recueil important qui a reçu de nombreux prix en Roumanie. Elle coordonne « Le Cercle des Poètes Apparus » au sein de l’importante maison Trei/Pandora, s’investissant dans l’édition à l’instar d’autres poètes roumains. Elle nous a permis d’entrevoir quelques-uns des enjeux contemporains de la littérature de son pays et de découvrir son travail poétique singulier. D’autre part, par appétit de contraste, nous nous sommes intéressés à la pensée critique complexe que défend Norman Manea dans son dernier recueil de textes, où s’entremêlent les interrogations qui hantent son œuvre. Il y explore le dépaysement qui désormais le constitue, la langue qui le traverse, ses camaraderies littéraires, ses lectures lumineuses, les forces inépuisables de la littérature, la résistance obligatoire, les traumatismes féconds qui le disloquent et le recomposent sans fin. L’exil est impossible, nous dit-il, et pourtant… Hugo Pradelle

Hugo Pradelle : Votre recueil La Fleur d’étau a reçu un accueil très enthousiaste en Roumanie. Cet accueil témoigne-t-il d’une attention particulière portée à la poésie dans votre pays?


Svetlana Carstean : Le livre a reçu un accueil critique assez inattendu. L’écriture de ces textes a commencé il y a longtemps – juste après la Révolution – et m’a accompagnée jusqu’en 2003. Il a connu une sorte de repos, attendant 2008 pour être publié. Ce décalage me fait d’ailleurs réaliser un changement d’orientation de la production po...

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