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En direct du placard

Il y a exactement dix ans, le Centre Pompidou avait présenté une extraordinaire série de films, rassemblés par le Festival de Locarno en août 2000, qui, sous le titre « Gels et dégels, Une autre histoire du cinéma soviétique, 1926-1968 », dévoilait tout un pan secret d’une cinématographie dont notre connaissance se limitait à quelques secteurs bien balisés. Dans ce florilège qui couvrait quatre décennies de titres interdits, surgissaient quelques films éblouissants qui n’avaient laissé aucune trace dans les manuels, et pour cause, signés de noms mal connus, comme Abram Room (Un jeune homme sévère, 1935) ou inconnus, comme Alexandre Matcheret (L’Erreur de l’ingénieur Kotchine, 1939) ou Igor Savtchenko (L’Accordéon, 1934).

ALEXANDRE ASKOLDOV

LA COMMISSAIRE

DVD, éditions Montparnasse, 20 €

(sortie le 3 mars)

Si nous citons ces films, c’est parce que, vus une seule fois en janvier 2003, leur puissance et leur beauté (celle de Room est plastiquement magnifique) nous ont laissé un souvenir intact – ce qui n’est pas l’apanage de beaucoup parmi les quelques milliers consommés depuis. La Commissaire n’était pas, sauf erreur, dans le programme, tous les blockhaus n’ayant peut-être pas encore été ouverts. Nul doute, sinon, que le film d’Alexandre Askoldov aurait figuré parmi les grandes découvertes, au même titre que La Porte d’Ilytch (1963) de Marlen Khoutsiev (1), chef-d’œuvre longtemps a...

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