"Ecrire sur un vivant"

Parmi les écrivains qu’Arno Geiger cite dans son récit, Jacques Derrida : « On ne cesse d’implorer pardon quand on écrit. » Le livre de Geiger implore pardon à sa façon. Et d’abord pour s’être trompé sur le vieil homme dont il ne comprenait pas l’état lorsque la maladie a commencé.

Au moment où ce récit a paru, le père d’Arno Geiger vivait toujours. L’auteur narrateur tenait à ce qu’August Geiger soit encore là, parce que « comme tout homme, [il] mérite que son destin reste ouvert ». Pourtant, quand on lit ce récit sur un vieil homme atteint d’Alzheimer, on se doute que son destin est loin d’être ouvert. Le nom de cette maladie ne doit pourtant pas effrayer le lecteur ou déterminer la façon dont il lit ce livre. Le ton presque égal de l’auteur, la douceur avec laquelle il traite de ce thème en font un livre plein de beauté, de sérénité et de justesse.

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