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Proche et loin de son île, poète voyageur dont Port-au-Prince, où il est né en 1983, demeure le port d’attache, Makenzy Orcel n’a pas grandi sous la dictature des Duvalier qui fit disparaître Jacques Stephen Alexis et poussa Marie Vieux-Chauvet à l’exil. Mais il a connu la période agitée des deux mandats présidentiels de Jean-Bertrand Aristide. Et c’est dans les strates d’un passé tourmenté par l’injustice, la violence, les cataclysmes, la misère qu’il puise, depuis Les Immortelles, son inspiration de romancier, imposant sa voix parmi les écrivains de langue française.
Makenzy Orcel
L'ombre animale
(Zulma)

Cela porte un nom ancien – cela s'appelle « prosopopée ». Un art littéraire, celui de faire parler les absents, les objets, les morts aussi. Sorcellerie évocatoire par l'écriture, pratiquée depuis l'Antiquité. C’est, dans Les Perses d’Eschyle, l'ombre de Darius remontant des Enfers pour dénoncer l'hybris de son fils Xerxès défait à Salamine ; c’est aussi le cadavre du miniaturiste persan, jeté au fond d'un puits, et tempêtant contre son assassin dans Mon nom est Rouge d'Orhan Pamuk. Les morts parlent aux vivants, souvent à l'occasion d'un crime ou d’un désastre...

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